Eté 2009 : Incredible India

    


Récit en Cours de rédaction, prévoir sa mise en ligne pour la fin 2009.
Prévoir des mises à jour régulières...


Bonjour,

En attendant la mise en ligne de mon récit d'Inde, je vous propose de partager ces trois exquisses représentant trois visions, trois vues différentes sur la chaîne de l'Himalaya (depuis la Camel Road, Mussorri, India) : Julien, Marianne et Moi-même. Trois caractères fondamentalement différents. Très certainement, que c’est en partie eux qui ont contribué à la réussite de ce voyage, à cette rencontre vers l’inconnu tant humaine que culturelle.
Je vous laisse découvrir donc un avant goût de nos trois personnalités :

 




Un trop court périple de 5 semaines à travers l’Inde du Nord, en attendant l’extrême nord et les fabuleuses couleurs du Ladakh.


Intro

L'Inde, officiellement la République de l'Inde, est un pays du sud de l'Asie qui occupe la majeure partie du sous-continent indien.

Le nom du pays « Inde » est dérivé de la vieille version persane du mot Sindhu, l'appellation du fleuve Indus en sanskrit. Les textes officiels utilisent également le mot Bharat (mot hindi dérivé du nom sanskrit d'un roi hindou antique dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata). Un troisième nom, Hindustan écouter, c'est-à-dire « terre des Hindous » en persan, est employé depuis la période de l'Empire moghol et est le plus usité aujourd'hui encore par la majorité des Indiens dans le langage courant.

L'Inde est le second pays le plus peuplé du monde après la Chine. Vingt-trois langues officielles y sont reconnues. La langue nationale est l'hindi.

Le littoral indien s'étend sur plus de sept mille kilomètres. Le pays a des frontières communes avec le Pakistan à l'ouest, la Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord et au nord-est, le Bangladesh et la Birmanie à l'est. Sur l'océan Indien, l'Inde est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.

L'Inde est le foyer de civilisations parmi les plus anciennes, et un carrefour historique important des grandes routes commerciales. Quatre grandes religions ont vu le jour dans ce sous-continent : l'hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et le sikhisme.

Durant près de deux siècles, l'Inde constitua une partie importante de l'empire britannique avant d'obtenir son indépendance en 1947. À la même époque, des comptoirs français et portugais sont présents sur le territoire indien, qui lui seront rétrocédés quelques années après l'indépendance. Toutefois même durant cet épisode colonial, un tiers du territoire était constitué de royaumes et principautés vassaux du Raj britannique mais autonomes.

Après plusieurs décennies durant lesquelles le développement économique avait peine à suivre une très forte croissance démographique, le pays s'est beaucoup développé depuis une quinzaine d'années, en particulier grâce au début de la transition démographique et aux réformes lancées en 1991. L'Inde, déjà géant démographique et puissance régionale, est sans nul doute appelée à devenir une des grandes puissances du xxie siècle, à l'instar de la Chine, de la Russie et aux côtés des États-Unis[réf. nécessaire]. Le 22 janvier 2007, une capsule spatiale inhabitée indienne revient sur terre après une mission de 12 jours dans l'espace, ce qui posa un jalon scientifique et technique important pour le pays.

Source wikipédia

Départ, Samedi 26/07/2009

Première et dernière nuit en France avant le départ. Pression. Excitation. Angoisse. Un beau mélange qui jaillit de mon premier rêve en présence de mes partenaires de voyage.

 

19H. L’heure du départ a sonné alors que toute la journée n’a été que de faire retarder ce stress devant cette incertitude quant au voyage vers l’inconnu. : Destination, personnages, etc… autant de paramètres qui peuvent rendre d’autant plus palpitante une telle aventure, ou bien au contraire la faire tourner au cauchemar, quitte à séparer nos routes à jamais pour éviter de s’entretuer.

 

Métro : Je suis dans un état semi-comateux, toujours partagée entre angoisse et excitation. D’un œil distrait, songeur, je regarde les différentes banlieues se dérouler depuis les vitres du RER.

 

Terminus T1 : Ca y est ! Ca sent un peu plus le départ. Une vraie poussée d’adrénaline m’envahit. Mais, une poussée qui me calme, m’apaise intérieurement plus qu’elle ne me rend nerveuse. Il faut dire aussi que je suis déjà assez nerveuse comme cela. Il fallait bien que son effet soit inversé.

Tous les passagers descendent du train, se bousculent, se pressent – comme de vrais parisiens. Et moi, c’est naturellement que je suis les indications du tramway qui me mènera à notre lieu de rendez-vous, notre « meeting-point » tant attendu. Dans le tramway, une jeune femme s’avance droit vers moi. Elle m’accoste naturellement comme si on se connaissait depuis quelques années. Me sortant de mes rêves les plus profonds, c’est un peu sous l’emprise à la fois de la surprise et du réveil que j’embraye, peut-être un peu maladroitement, sur des réponses d’amitiés déjà constituées. Je ne me pose même pas de questions existentielles sur sa personne, qui elle est etc… je me doute bien que c’est elle, Marianne, et veux paraitre la plus naturelle du monde. Pour autant, après coup, m’a-t-elle dit, je lui paru assez froide et austère – comme une bizarrerie sortie de nulle part avec qui elle allait s’engager pour un mois. Elle se demandait bien comment elle allait pouvoir jongler avec cette personnalité qui lui paraissait à la fois forte et absente.

 

Terminal T2. Enfin. Nous descendons du Tram. Il ne nous restait plus qu’à retrouver l’ami Julien. Mais d’abord, comme Marianne visiblement ne pouvait se passer de sa nicotine permanente dont elle avait besoin pour survivre à un 24 heures de voyages, nous faisons une petite halte à cet effet.

Driiing. Mon téléphone se met à vibrer, sonner. C’est Julien ! Il nous attend au Hall 3 pour le checking comme prévu. Dès que Marianne eut fini sa dernière cigarette, nous le rejoignons.

 

Roissy Hall to Bahrein. Dans l’avion, nous faisons la connaissance de Sandrine, une jeune touriste française qui part à Pucket en Thaïlande rejoindre une amie. Ce sera l’aéroport de Bahrein que nos chemins se sépareront. Elle, pour un vol quasiment immédiat, nous, pour 6H30 d’attente interminable… Mais nécessaire pour apprendre à se connaître !

 

Bahrein. 6H20 d’attente interminable dans un hall d’aéroport pas si grand qu’on ne l’aurait imaginé. Des décorations très kitchs, flamboyantes, aux couleurs des Emirats. Il y règne une atmosphère de « quête de Fortune », de « quête aux Trésors ». Le tout se voit cadencé au rythme infernal d’un « final call for flight number xxx » toutes les 10 minutes à peu près et dont il est impossible de se soustraire. Alors, on pourrait s’amuser à poser le problème mathématique suivant :

« Sachant que nous sommes restés 6H20 dans le Hall de Bahrein, et que les annonces des prochains départs sont espacées de 10 minutes entre chacune d’elles, de combien d’annonces avons-nous dû supporter le doux chant de l’hôtesse ? »

A raison de 6 annonces par heures, et que chacune d’entre elles durent 5 minutes. Nous avions le temps de nous imprégner de cette musique sans en revanche nous laisser le moindre répit pour ne serait-ce que quelques minutes de sieste !

 

New Delhi – aux alentours de 18H. Notre chauffeur est bien là. Il nous dépose à l’auberge. Nous n’aurons pas le désagrément de connaître une bonne partie des mises en garde des différents guides sur l’Inde. Et d’ailleurs, on ne s’en est pas  plus mal portés, bien au contraire. Ce premier contact avec l’Inde fût plus que positif, même si effectivement l’on côtoie la vie, la mort, la pauvreté à tous les coins de rues. D’ailleurs, le plus marquant, enfin, ce qui m’a le plus marqué, et ce, dès le début, c’est ce sourire permanent que l’on peut lire sur leurs lèvres y compris des plus pauvres parmi les pauvres.

Le choc de la sortie des cet aéroport climatisé est brutal. L’air y est suffocant. Il est très difficile d’y respirer à l’occidental. Il faut pourtant trouver un moyen de s’y habituer, puisque nous y restons 4 semaines et demie… A ce demander comment ! 

Notre Hôtel est un hôtel bien connu des voyageurs LPsiens, (J’entends par là, des lecteurs du Lonely Planet), le Namaskar (ou Bonjour en indhi). Ce petit hôtel est situé dans le quartier de …. On y accède par une rue en Terre Battue nommée « Main Bazar » la bien nommée ; rue interdite aux véhicules de tous types : Voitures, Took-Took (appelés aussi « Rickshaw). Il est donc aux alentours de 20H. Il fait nuit. Heureusement que nous savions cela avant. Sans cela, nous aurions été de fraîches proies facile pour ces indiens sans sommeil.

Dimanche 27/07/2009

Ce dimanche est une journée d’acclimatation. Nous sillonnons les rues de la ville parfois bon gré mal gré, au rythme de nos « guides » improvisés s’apparentant comme des « mouches collantes » s’il j’en reprends leur propre expression les concernant.

1er soir à New Delhi : Un déluge torrentiel s’abat sur la ville. Bon, d’accord, il fallait s’y attendre en pleine saison de Mousson ! Mais, dès le 2nd jour, ce fût un accueil redoutablement puissant et haut en couleurs et en humidité. Espérons qu’il nous soit signe d’un avenir prometteur pour la suite du séjour !

Plus qu’humide, nous étions dans les rues. Les Took-Took, les indiens, les cyclo-rickshaws circulaient tant bien que mal dans ces 40 cm d’eau qui noyaient les rues toutes entières. Mais à la différence de nous, c’est l’habitude, l’instant commun qui se lisait sur leur visage, et ce, malgré la pénombre de la nuit. En effet, il devait être dans les 23H/00H. Nous avions attendu et retardé ce moment tant redouté dans l’espoir d’y couper. Mais notre bon sens occidental n’a su que faire des spécificités climatiques. Comme d’habitude, nous pensions pouvoir appliquer nos théories à un environnement ci-différent du notre – dont nous ne maîtrisions en rien le fonctionnement. Erreur fatale. Cela nous servira de leçon. Nous étions pris au piège et avions gagné le droit de retrouver notre hôtel à la nage ! Dans cette dernière rue avant de rejoindre l’hôtel, cette rue de terre battue, l’eau nous montait jusqu’à la taille. La crasse, et tous objets non identifiés flottaient à la surface de l’eau… des pneus, des plastiques, des rats qui tranquillement dormaient sur des morceaux de bois flottants. Notre ultime hantise, alors que nous ne savions ou poser les pieds : trébucher dans un de ces nombreux trous, ou pièges devrais-je dire, de la rue afin de nous retrouver la tête dans l’eau. Evidemment, alors que nous rions jaunes, les indiens des commerces de le rues devaient bien rire de ce moment là.

Mardi 28/07/2009

Levé 7H. Départ 8H. Après les quelques discussions de la veille relatives à notre booking de nos 15 prochains jours auprès d’une agence de voyage locale – vraie ou fausse – rabatteurs ou pas – il faut dire que les guides touristiques tel le LP ou autre sont plutôt méfiants voir à la limite de la psychose à ca sujet – j’étais assez angoissée à l’idée d’avoir pu être potentiellement déjouée de nos intentions par des indiens peu scrupuleux.

Mais finalement, comparé au niveau de vie occidentale, qu’est-ce quelques milliers de roupies de perdus ? Certes, c’est aussi et d’abord un budget « holidays » qui explose ! Et alors ? Est-on réellement à cela près ? Après tout, découvrir un pays, une culture et des modes de vies, c’est aussi apprendre à côtoyer au quotidien les différentes arnaques touristiques en montrant à ces gens du cru que nous ne sommes pas que des portefeuilles ambulants…

Il faut aussi dire que notre côté nous avons probablement joué une carte de confiance totale ou de naïveté ? Alors qu’à lire le Routard ou le Lonely, il faudrait, en Inde, tout faire soi-même sans faire confiance à quiconque. Qui à raison ? Nul ne le sait ? Toujours est-il que ce matin notre chauffeur nous attendait bel et bien à la porte de notre hôtel. C’est alors une journée de voiture qui s’annonce avec pour objectif ultime, découvrir toute la magie de l’Inde à travers notamment le célèbre, le majestueux, mais aussi le très commercial… Taj Mal.

Comme toute grande ville qui se respecte, la sortie de Delhi n’est pas des plus simples. Elle se  voit ponctuer de coups de klakson incessants, de mendiants qui viennent frapper à vos vitres à tous les feux, ou encore de démonstration de dressage de singe… avec toujours comme objectif vous soutirez quelques roupies. Car, n’oubliez pas, à l’étranger, en Inde comme ailleurs, vous êtes bien considérés comme de véritables vache lait. Mais de grâce, il faut que cela change ! Ce n’est pas une poignée de touristes effrontés et sans vergogne qui doit imposer la vision occidentale du Monde. Alors, vous, touristes avertis et respectueux des règles culturelles et de bonnes conduites en terres étrangères, faites ce regard de l’Orient sur l’Occident change. Nous devons leur montrer, leur prouver que nous savons que leur degré de développement et de culture n’est en rien à voir avec le nôtre et que par conséquent, nous ne pouvons les juger… Simplement, tenter de comprendre, non donner des leçons qui ne pourront être applicables !

New-Delhi è Agra : 4H30 de route théorique. Dans les faits, cela ne tient pas compte des embouteillages, des klaksons interminables toujours fidèles à leur devise de conduite : « Blow Horn » ou littéralement « Coup de Cornes » (sous entendu les cornes de rhinocéros).

A Agra, visite du fort rouge, du Taj Mal et le soir, rencontre avec un jeune japonais, qui, comme souvent dans cette nationalité, voyage seul et pour de courte durée. Il va falloir un jour que je prenne exemple sur eux ! il faut en effet en avoir du courage pour voyager seul.

Avant cette rencontre qui survient le soir au diner, il faut tout de même de pas oublier d’évoquer notre première virée en cyclo-rickshaw. 1 pour 3. 2 sur la banquette (les deux filles bien entendu ;-)), et Julien, debout, à l’arrière, bien cramponné de sorte de ne pas se retrouver sur la chaussée coincé entre 2 vaches… sacrées. Evidemment, au départ, nous n’avions pas du prévu cette petite promenade jusqu’à notre lieu de villégiature. Cependant, toujours avec leur de commerçants jamais encore inégalés, nous avons succombé. Attention, savoir qu’il faut privilégier les conducteurs ne parlant pas l’anglais. Ce sont les plus honnêtes. De plus, ils font généralement cela par nécessité pour vivre. La communication n’est évidemment pas toujours facile, mais parfois combien elle peut devenir mutuellement drôle et source d’amitié éphémère. Quant aux autres, ils chercheront la plupart du temps à vous soustraire de vos destinations de départ pour « toucher leurs com’ ».

Mercredi 29/07/2009

One the way from Agra to Jaipur, la cité de la soie.

Rappelons nous d’abord cette petite phrase en anglais que j’ai sorti le plus spontanément à notre chauffeur : « Would it be possible to stop the car 5 minutes to catch a bottle of agua in my by bag please ». Et le chauffeur qui me fait répéter 3 voir 4 fois me phrase parce qu’il ne comprenait pas de petit mot espagnol que j’avais glissé involontairement dans ma requête.

Réveil 5H du Mat’. Marianne & Julien dorment toujours d’un profond sommeil. La veille nous avions convenu entre nous que seule moi était motivée pour effectuer un pareil levé matinal avec pour objectif, le levé du soleil sur le majestueux, le talentueux Taj Mal. C’est donc sans bruit que je tente de quitter notre grand lit commun. Pas facile d’éviter les soubresauts du matelas ! J’enfile un pantalon par-dessus mon pyj’, j’attrape ma caméra, et je file sur le toit de l’hôtel assister au lever du soleil sur le Taj Mal. Argh… première impression déçue. Il fait quasiment jour déjà et il n’est que 5H du matin. Malgré tout, ce levé bien matinal en valait la peine. J’ai eu droit en effet à un beau mais discret filet de lumière rouge venant se refléter sur le Taj Mal. Spectacle envoûtant, tout simplement… même si le courage m’a fait défaut pour me lever plus tôt. Mais il n’est pas toujours facile de placer son œil à moitié collé encore par le sommeil près du viseur de la caméra. Une occasion de revenir !

5H45. Time to go back to bed.

8H. Le réveil sonne. Argh, Cette P**** de sonnerie de portable qui me sort brutalement de mon cycle de sommeil. La journée s’annonce rude physiquement. « Meuh non, dirait Marianne, une Olivia ça a de l’endurance, c’est increvable. » Oui mais… non !

C’est donc doucement mais surement que nous nous dirigeons sur le toit pour un petit déj’ « comme dans un conte de fées ».

10H. Décidemment, encore un bel exemple de la ponctualité indienne : RV très synchro avec notre chauffeur pour une bonne journée de route. Bien heureusement que l’on m’avait prévenue qu’en Inde on passe la plupart de son temps dans les transports quels qu’ils soient.

Après une première escale à Fathepur Sikkri et quelques heures de routes sous un soleil de plombs, c’est un formidable spectacle de verdure qui se (dé)ROULE sous nos fenêtres. Qui pouvait devenez que nous rencontrerions un tel spectacle en pleine traversée du Rahjastan ! Pour la première fois en effet nous apercevons un paysage de moyennes montagnes qui par ailleurs ne fait que nous narguer depuis notre voiture.

Arrivée à Jaipur, ville du tissu, de la soie et des pierres précieuses ; voilà bien de quoi faire exploser son budget. Malheureusement, il va falloir « jouer serré » n’étant qu’au début du voyage…

Jeudi 30/07/2009

Journée « sightseeing » telle que prévue par notre chauffeur avant de définitivement nous quitter. Mais la première que nous devions faire avant tout c’est un peu de change pour survivre.

Alors que dans la matinée nous allions faire du change, voilà que « l’officier » en charge du change nous annonce qu’en raison de la mort de la Reine la veille, beaucoup de monuments royaux seraient fermés aujourd’hui. Heureusement, dans ce malheur pour l’Inde, nous restions deux jours. Ainsi les visites du City Palace et de l’Observatoire n’étaient que reportées au lendemain.

Matin : Amber Palace et sa montée à dos d’éléphants. Terriblement inconfortable et remuant mais l’on m’y forcée. Je ne citerai pas de nom, car, le réconfort par-dessus tout a été cette vue imprenable que l’on a du haut de leurs 6 tonnes... approximativement. Il ne faut pas les croiser en chemin ces bestioles. Tellement con que vous pourriez finir écrabouillés sous l’une de leurs énormes pattes. M’enfin, je ne veux pas non plus vous dissuader de tester cette expérience… mais, vous ne pourriez alors plus me dire que vous n’aviez pas été prévenus. Après tout, il y a bien 2 – 3 morts pas an, en Inde, causées par des éléphants.

Après-midi : Visite de l’une des plus grosses fabriques de tissus de Jaipur : 80 ans d’existence. Evidemment, comme tout indien qui se respecte, certainement aussi que le chauffeur devait être de mèche pour toucher sa com’, mais peu importe, la visite était à la fois instructive et appréciable… et riche en couleurs. En même, bien heureusement, car 3H30 de visite, ça commençait rééllement à faire long pour moi qui ai d’ordinaire hôôôôrreur du shopping. 3H qui finalement passèrent bien vite bien aidées par son goût de délicieux Tchaé offert entre deux tartines de ventes. [Le Tchaï est ce breuvage indien a base de Thé, de lait et d’une multitude d’épices : Juste un régal !] C’est que les indiens sont extrèmement doués dans l’art du commerce. En effet, d’une simple visite de fabrique, il s’en est suivi au minimum, qu’un essayage d’un habit traditionnel indien (tunique pour les hommes, saarii pour les femmes), un achat pour chacun d’entre nous, le tout moyennant un peu plus de 1 heure de négociation au rythme parfois très soutenue. Pour vous donnez une petite idée :

-          Un bed cover (soie)

-          1 sari + découpe sur mesure (soie)

-          2 shirts sur mesure

-          3 coussins (soie)

Le tout pour à peu près 6000 RPS, soit 100€ ! Alors même si les prix ne sont pas non plus le reflet d’une hard négociation de fins négociateurs, le plaisir de la rencontre et de la discussion y était ; Satisfaits nous étions donc.

Ah, j’oubliais, avant d’acheter un Sari, toujours se faire expliquer les méthodes d’enroulage et de fixation autour de la taille, ainsi que les differents ways of wearing a sari. En effet, avec 6 mètres par 1,5 mètre de tissus je doute fort que n’alliez bien loin dans l’Art de porter le sari, sans vouloir bien entendu porter attente à votre égo, à moins d’en prévoir des découpes accessoires et sur-mesure (top, pantalons etc…), ce qui bien entendu peut s’avérer une très bonne alternative aussi.

Plus de 3 heures plus tard, à l’issue de notre accord tarifaire final, enfin un déjeuner bien mérité. Il n’était pas loin de 15H voir 15H30. Nous pouvions dévorer n’importe qui nous passâmes sous la dent pourvu que cela soit à minima comestible.

Nous finîmes donc dans un petit boui-boui en bordure de route qui, extérieurement, ne payait pas de mine. Ce fût excellentissime et nous pûmes pour satisfaire à loisir notre faim pour la modique somme de 230 roupies pour 3 (soit, 3€… et 1€ / personne). Nous en remerciâmes les bons conseils & les bons drives de notre chauffeur.

Next Stop: Visite d’une Jewelry.  Mais là nous avons su rester sages. Il faut dire que même si les prix pratiqués sont (bien) plus faibles qu’en France, le rapport prix/taille des pierres pouvait en décevoir certains… même si dans les faits, ce type d’achat constitue en réalité un excellent investissement (jusqu’à 4 fois le prix à la sa revente en France !).

Vendredi 31/07/2009

Jaipur è Jaiselmer, notre premier voyage en train, le début d’une longue épopée.

21H. Départ depuis notre hôtel pour la gare de Jaipur. Un rickshaw nous y emmène. Et pour commencer, le chauffeur qui nous met en garde sur le fait qu’il faille être vigilants à nos sacs sur la portion de route non éclairée.

L’arrivée à la gare nous surprend un peu. Un peu perdus nous étions au milieu de cette atmosphère très particulière mais certainement typiquement indienne. Quand on dit  que  l’Inde est un pays surpeuplé, désormais là, nous l’avions compris. La gare et même le parking ainsi que le parvis de gare demeuraient couverts d’indiens… jonchés à même le sol sur des sortes de larges tissus étalés. Bon, ne nous étalons pas non plus. Notre train est censé partir dans une demi-heure. Il va falloir trouver le bon quai. Alors nous cherchons. Mais les larges panneaux indicateurs sont exclusivement en Hindi. Pratique. Nous finissons par demander à un officier de la garde indienne : « Voie numéro 2, 45 minutes de retard. »  annonce-t-il sereinement et le plus calmement du monde. Pas très prolixe, pas très en vain à la conversation, mais au moins ça à le mérite d’être clair… ça y-est pensais-je ! Nous voilà donc plongés dans les méandres, dans les attentes interminables des ces gares indiennes. En effet, finalement, ce n’est pas 45 minutes que nous attendrons mais bien 2 heures ! Mais 2 heures qui finalement se révèleront être plus rapide que prévues. Seuls occidentaux dans notre champ de vision, nous étions en effet l’attraction de nombreux indiens, quand finalement l’un d’entre eux, plutôt jeune, se décide à venir discuter avec nous. C’est ainsi que nous passâmes deux heures comme s’il s’était agit de 5 minutes. Puis le train entre gare, et là, c’est un peu la catastrophe. J’étais mais alors complètement paumée. Je courais dans tous les sens pour trouver notre wagon, brandissant notre billet à la main. Nous demandions à différents contrôleurs où nous étions placés, mais tous, nous renvoyaient dans des directions opposées. Essoufflés, nous n’en pouvions plus. J’étais même prête à monter n’importe où, y compris dans les wagons à l’air libre (sans vitre, avec pour seul « garde-fou » des barreaux aux fenêtres) malgré les déconseilles reçus. Mais en effet pourquoi tant d’agitation ? Tout simplement parce que nous ne savions pas que les trains restaient en gare  plus que les 3 minutes chrono du TGV français. Une sacrée leçon de vie. Nous créions à nous tous seuls, une belle bande filmographique. Les indiens nous regardaient de travers. Sans pour autant manifester la moindre agression. C’était même plutôt de la compassion. Et parfois même, nous voyant complètement ahuris, ils tentaient de nous aider… mais en vain, même eux étaient incapables de nous indiquer le bon wagon ! Incredible India !

Samedi 1er/08/2009

Nous passons notre 1ère nuit dans le train. C’est donc après une bonne nuit de sommeil… quoique toujours et encore, les nuitées soient encore difficiles, navigant entre les grosses chaleurs humides des journées et même des nuits ainsi que l’air conditionné poussé à la l’extrême de nos wagons et pour finir le doux et viril ronflement de deux indiens du wagon et 12 heures de train, que nous arrivons dans une atmosphère chaude, très chaude, sur les coups de 13/14H à Jaiselmer ; Jaiselmer la « Golden City »

La sortie du train est un peu violente sur tous les plans. Nous avions devant nous une armada de taxis indiens qui se battaient pour que nous montions dans LEUR taxi afin de nous emmener dans l’hôtel de LEUR choix et y toucher LEUR, non moins grasse, commission classique. A la limite de l’agression, je me rappelle l’un d’entre eux agrippant et tirant par le bras Marianne pour l’entraîner de force dans son taxi. Inutile de dire qu’à ce rythme là, il était inconcevable que nous montions avec lui ! D’autant que les tarifs qu’ils proposaient tous battaient toutes concurrences : 10 roupies pour 3 personnes ainsi que nos 3 sacs à dos ! Il n'y avait que l'embarras du choix !

Après un bon petit repos et une bonne douche réparatrice, nous partons à l’assaut de la forteresse aux pieds fragiles. La température est suffocante avec ces 50°C en plein cagnard ! Après la très longue nuit que j’ai passé
dans le train je marchais complètement au radar tel un automate appelé par son maître. 


[A SUIVRE...]