2003 : Six Mois d'immersion à Barcelone

Projet personnel et professionnel


Pour tous ceux qui se souviennent des conclusions de mon précédent rapport de stage, ou bien mes mémoires d’un voyage au pays de la Liberté et du rêve américain, relatif à mon expérience vécue pendant trois mois aux Etats-Unis et à mes ambitions futures, cela risquera de paraître en toute contradiction, pourtant, pas du tout !

 

En effet, alors que lors de ce premier stage je découvrais d’un côté le rôle réel du contrôle de gestion en entreprise, et de l’autre une nouvelle culture de vie,  cette seconde expérience, qui plus est, d’un an, affine davantage mon projet professionnel au regard de mes compétences et de mes passions, et surtout, de ma philosophie d’interprétation du Monde, des Hommes… de la vie professionnelle, du rôle que joue l’argent dans notre Société.


Soif du grand air, de culture, d’ouverture : Mondialisation : Culture sociale : l’Espagne

d’aujourd’hui, la France d’hier


Un pays européen qui semble vivre à l’heure de nos années « sixties » ; retard ou avance culturel ? Je laisserai au lecteur la liberté d’en juger. Cependant, ce qui est certain, c’est que ce style de vie semble conforter l’idée d’un écart nord-sud au sein même des pays de l’Union Européenne.

Un retard qui cependant s’atténue par l’action même des gouvernements qui tentent de le dissimuler en s’imposant sur la scène internationale en tant que suiveurs des leaders : nous penserons ici au cas de la collaboration étroite entre Aznar et Bush lors de la guerre en Irak, malgré les nombreuses revendications du peuple espagnol. C’est pourquoi, je dis ici, que l’Espagne d’aujourd’hui paraît être la France d’hier, la France des années 60/70. La dessus, je ne vous apprendrai rien en disant que c’était comme on dit, la « belle époque » ; l’époque où la population, notamment estudiantine, exprimait sans complexe, presque avec hargne, ses idées, ses revendications, sa liberté de vivre, pour faire réagir un gouvernement jugé trop passif. Bref, c’est ce qui se passe actuellement en Espagne ; de nombreuses manifestations, souvent à l’initiative de jeunes, d’étudiants, sont organisées et suivies pour contrer la politique « aznar » et son rapprochement avec celle de Bush ; des associations se créent en chaîne pour appuyer leur pouvoir… et leur désaccord sur la vision « bushéenne » du monde et du leadership américain. Bref, je n’avais pas vécu le printemps 68 français ; mais… je le vis ici ! Nous retrouvons alors ici une culture associative très marquée ; notamment pour tous ce qui concerne la politique de guerre, ou bien la conscience des inégalités NORD-SUD mondiales. 

Des exemples de cette perception de l’Espagne très… personnelle et charmée ; car c’est bien tout cet ensemble de petites choses si anodines soient-elles, imbriquées les unes dans les autres qui font et construisent le charme de cette ville… vous y êtes, vous y tombez amoureux ! A coup sûr !

- Le chauffage ! L’ère de l’électricité solaire… enfin un sujet qui a su rapprocher les Etats membres de l’UE, puisque, à l’initiative de l’Espagne justement, se tient depuis peu, dans le sud de la France le centre de recherche d’énergie solaire…

- Et encore, pour une histoire d’ascenseurs… en effet, à Barcelone ne vous étonnez pas d’avoir à grimper 6 étages à pieds ou bien de vous retrouver face à un ascenseur digne des années… d’antan pour lesquels les pannes sont fréquentes ; et là encore, accrochez- vous pour faire venir un technicien ! Armez-vous de patience et de courtoisie, et cela vous aidera à « digérer » le service clientèle espagnol.

- Enfin, Barcelone, c’est aussi une organisation urbaine spécifique avec ses rues et ses grands axes, rectilignes qui traversent toute la ville ; perpendiculaires les uns aux autres ; dont les noms, d’une extrémité à l’autre de la ville, restent les mêmes… bref, toute organisation bien soigneusement pensée qui facilite les automobilistes aussi bien barcelonais qu’étrangers ! 


Barcelone ou le plaisir de conduire !

 

 

Mon intégration espagnole


Au beau milieu de cette spécificité culturelle, il s’agit bien évidemment de se fondre dans le décor si l’on veut vivre une réelle expérience espagnole… aller à la découverte de la population, parler avec eux, échanger des idées, nos cultures… car souvent, les espagnols et surtout les catalans ont pour les français une grande admiration, se sentant plus proche d’eux d’un point de vue psychologique et philosophique ; et après tout, ne sommes-nous pas voisins…


En outre, je tiens aussi à souligner le fait que, l’intégration, lorsqu’elle s’établit par l’intermédiaire de l’université ou bien par nos propre moyen, il s’agit de deux philosophie de vie totalement différentes. Dans le premier cas, nous avons le cas typique de l’étudiant qui s’adapte à son entourage, arrivant dans un environnement qui, finalement, n’est pas très changeant. Alors que, pour ce qui est de l’intégration en solitaire, sans connaissance aucune, sans relation, il en est tout autre chose. Et d’ailleurs, il me semble que cela a bien plus de mérite de réussir une telle intégration. Pour cela, il faut avoir, certes le goût des autres, le goût de la découverte, le goût pour l’international… et surtout, celui de l’aventure et de la soif de l’inconnu ! Bref, si telle était un jour votre situation, alors, prenez du recul sur vos passions afin d’aller à la rencontre de personnes qui vous ressemblent !